Des consultations sont en cours en territoire voisin afin de remplacer la main-d’œuvre haïtienne de la construction par celle dominicaine, a-t-on appris.
Les autorités dominicaines réfléchissent actuellement sur des stimuli pouvant encourager leurs compatriotes à travailler dans le domaine de la construction, peut-on lire sur le site du journal dominicain Hoy.
La question était au centre des discussions lors d’une rencontre organisée le week-end écoulé entre le secrétaire d’État dominicain du Travail, Max Puig, et des représentants de la Chambre dominicaine de construction. Cette rencontre était la première de toute une série qui aura lieu autour de ce dossier.
Les dirigeants dominicains entendent remplacer, dans le secteur de la construction, les travailleurs haïtiens dont le comportement est jugé répréhensible par des Dominicains. Il est notamment reproché aux ouvriers haïtiens leur « insubordination » vis-à-vis de leur supérieur. Ils sont également accusés de vol lors des jours de paiement et d’introduction d’armes blanches sur les lieux de travail, a poursuivi Hoy.
Pour appâter la main-d’œuvre dominicaine, les autorités de la République voisine envisagent d’offrir certains avantages dont la sécurité sociale aux travailleurs.
De nombreux observateurs doutent qu’une telle démarche donne des résultats à court terme, affirmant qu’il n’y a pas de commune mesure entre la main-d’œuvre haïtienne et celle dominicaine. En outre, 95 % des travailleurs des zones touristiques proviennent d’Haïti. Ils sont également majoritaires à Santo Domingo, bien que le pourcentage ne soit pas aussi élevé.
La semaine dernière, la police dominicaine était à la recherche de deux travailleurs haïtiens. Ceux-ci étaient soupçonnés d’avoir assassiné leur patron et emporté la recette du jour de l’entreprise.