|
Port-de-Paix pleure, ses bases chancellent ! |
|
À Port-de-Paix, la pluie tombe et la terre tremble. La dégradation de la ville devient son pire ennemi. Comme la peste à Oran, cette ville semble être soumise désormais à tous les caprices de la nature. Aujourd’hui, c’est tout le Grand Nord, notamment la cinquième ville du pays, qui crie au secours !
|
|
|
|
À Port-de-Paix, la pluie tombe et la terre tremble. La dégradation de la ville devient son pire ennemi. Comme la peste à Oran, cette ville semble être soumise désormais à tous les caprices de la nature. Aujourd’hui, c’est tout le Grand Nord, notamment la cinquième ville du pays, qui crie au secours !
C’est sous la grêle et les grêlons que la terre a tremblé à Port-de-Paix. Il était deux 2 h 20 dans l’après-midi du lundi 30 avril, quand un séisme de magnitude 4.6 sur l’échelle de Richter a secoué la ville. Panique dans les écoles et les administrations publiques et privées ! Près d’une dizaine d’écoliers blessés sont enregistrés au lycée Tertulien Guilbeaud.
L’ingénieur-géologue Claude Prepetit rappelle que le risque devient de plus en plus majeur pour le Grand Nord. C’est la faille septentrionale qui traverse les départements du Nord, du Nord-Ouest, du Nord-Est qui a libéré de l’énergie, selon M. Prepetit.
Ce séisme a eu son épicentre dans la mer à 20 km au nord-ouest de Port-de-Paix, selon l le-géologue. Il fait remarquer que le lundi 8 mai 2012 ramène les 170e anniversaire du séisme dévastateur de magnitude 8, accompagné d’un Tsunami, qui avait détruit notamment les départements du Nord et du Nord-Ouest. C’était le 8 mai 1842. Suffisamment d’énergie a donc été accumulée pour qu’il y ait un autre tremblement de terre majeur dans le Grand Nord, d’après le géologue. La menace devient plus réelle et les autorités doivent prendre des mesures pour réduire les risques de dégâts d’une nouvelle catastrophe sismique.
Si 60 % de la ville de Port-de-Paix a été détruite lors du tremblement de terre de 1842, en 2012, il est évident que la ville entière le sera, vu l’état de dégradation de l’ancienne Vallée des Délices. C’est ce que croit le commissaire du gouvernement, Yves Martial. Il vit dans cette ville où il a grandi. Il affirme n’y avoir vu un tel niveau de dégradation. L’heure est grave et les espoirs tarissent un peu plus chaque jour. La panique qui a régné à Port-de-Paix ce lundi 30 avril dernier est la preuve pour Claude Prepetit que les populations du Grand Nord ne sont pas préparées à accueillir une telle catastrophe.
Tandis que le risque sismique se fait plus menaçant sur la ville chaque jour, les constructions anarchiques ne s’arrêtent pas, les gens dorment tranquillement sans s’inquiéter du lendemain. En fait, ils doutent fort qu’un autre 12-Janvier 2010 puisse se renouveler dans d’autres parties du pays, ou qu’il puisse y avoir un autre 8-Mai 1842 dans le Grand Nord.
Pourtant Port-de-Paix est sous la pluie depuis plus de deux semaines. Des pluies torrentielles qui ont déjà fait un mort dans la zone d’Anse-à-Foleur et des dégâts considérables, selon Johnson Saintil, un journaliste de la ville.
Claude Prepetit estime que les autorités du pays devraient intervenir rapidement si elles ne souhaitent pas toujours accomplir le travail de sapeurs-pompiers. Arrêter les constructions anarchiques, éduquer les populations et établir des abris provisoires devraient constituer les principales préoccupations des gouvernants dans tout le Grand Nord. Principalement à Port-de-Paix et au Cap-Haïtien.
Le chef-lieu du département du Nord-Ouest compte près de 300 mille habitants aujourd’hui. Un séisme majeur pourrait détruire la ville entière. L’heure est vraiment grave. Yves Martial le reconnaît. C’est aussi l’avis de l’ingénieur-géologue Claude Prepetit. Les responsables du pays doivent s’atteler à la tâche. Il faut sauver Port-de-Paix !
|
|
Jackson Joseph
jajph@yahoo.ca
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
| |
| |