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Modification des précipitations et des vents, intensification vraisemblable des cyclones tropicaux, vagues de chaleur, contraction de la couverture neigeuse, diminution des glaces de mer, irréversible élévation du niveau de la mer, sont parmi les principales variables des changements climatiques, selon le climatologue Jean Jouzel, président de la Société météorologique de France.
Avec des impacts importants, risques d’inondations dans certaines régions, de sécheresses dans d’autres, en particulier le pourtour méditerranéen, modification trop rapide des écosystèmes, accélération de la perte de biodiversité, acidification des océans, problèmes de santé, baisse des rendements agricoles selon que le réchauffement est trop important, de l’avis des climatologues. Les experts sont d’accord que les années 2010 et 2011 ont porté nombre de ces caractéristiques.
Les émissions ont augmenté au cours de la dernière décennie
C’est évident que le réchauffement climatique est désormais inéluctable. Et l'ambition d'un réchauffement moyen qui ne dépasserait jamais 2°C par rapport au climat de la période préindustrielle, affichée lors de la conférence de Cancun, risque fort de rester lettre morte au vu des propositions mises sur la table par les principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre, selon Jouzel.
Globalement, les émissions de serre n'ont jamais augmenté aussi rapidement comme au cours de la dernière décennie. Et il faudrait qu'elles commencent à décroître d'ici 2020 si nous voulons diminuer les impacts. Mais nous sommes loin du compte. Tout compte fait le réchauffement est devenu un fait inévitable, s’il faut croire le climatologue français. D'autant plus important que les politiques de réduction des émissions s'éloignent de plus en plus des objectifs requis pour qu'elles soient limitées à 2°C.
Prise de conscience générale !
A l’état actuel de la situation, il est fondamental que des politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d'adaptation au réchauffement climatique soient adoptées. Cela constitue, selon Jean Jouzel une double nécessité qui doit être clairement inscrite dans l'agenda des négociations climatiques internationales.
C’est dans cette perspective que le 8ème Forum International de la météo a eu lieu à Paris le 1er octobre 2011, au Palais de la Découverte et dont la 4e journée a été consacrée à l'adaptation au réchauffement climatique. Ces ateliers ont tenu compte des impacts qui pourraient affecter à la fois la vie de tous les jours et l'ensemble de l’économie mondiale. ‘’Ce Plan National d'Adaptation au Changement Climatique, met en exergue les nombreux secteurs qui devraient être concernés : santé, ressources en eau, biodiversité, risques naturels, agriculture, forêt, pêche et aquaculture, énergie et industrie, infrastructures de transport, urbanisme et cadre bâti, tourisme’’.
D’après Nicholas Stern, un économiste britannique, les répercussions du changement climatique ne seront pas réparties de manière homogène. Il a fait remarquer que les pays et les hommes les plus pauvres en souffriront le plus et le plus rapidement. « Les groupes de population pauvres disposent suivant la tendance de capacités d’adaptation plus limitées et sont donc particulièrement vulnérables, surtout lorsqu’ils vivent de façon concentrée dans des régions à risque élevé. La population du monde la plus pauvre est fréquemment dépendante dans une large mesure de ressources climatiquement sensibles telles que l’approvisionnement local en eau et en produits alimentaires ».
Selon le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat(GIEC), le changement climatique se traduit par une augmentation générale des températures moyennes, une constante élévation du niveau des mers ainsi qu’une modification des courants marins. Pour les experts du GIEC, en termes économiques et sociaux, le changement climatique risque d’induire entre autres conséquences, la modification de la pluviométrie avec des effets sur l’approvisionnement en eau potable, l’agriculture, la production d’énergie et les écosystèmes.
Depuis plus de trois ans, Haïti, la Somalie, l’Afghanistan et la Sierra-Leone ont été recensés comme les quatre pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique. Dans un rapport en 2009, Oxfam avait montré à quel point le changement climatique constitue un ingrédient mortel qui s’ajoute au cocktail toxique haïtien : insécurité alimentaire, prix des aliments en forte hausse, pauvreté et déforestation massive. Les responsables d’Oxfam Haïti, croient qu’il faut adopter les mesures aptes à combattre l’érosion, à encadrer les agriculteurs et à mieux gérer les ressources en eau potable. 150 milliards de dollars par année, c’est la somme proposée par Oxfam pour réduire les impacts du réchauffement climatique.
Notre pays est loin d’être prêt à faire face aux changements climatiques, c’est l’avis de l’ingénieur-directeur général du bureau des mines et de l’énergie, Dieuseul Anglade qui estime que très peu d’efforts ont été accomplis dans le sens de la protection de l’environnement depuis le séisme de janvier 2010 à nos jours. En fait le Directeur souligne qu’il y a tellement de priorités à définir dans le pays aujourd’hui qu’on se passe parfois de bonne foi d’autres problèmes fondamentaux qui peuvent être fatals dans un avenir très proche pour Haïti et toute sa population.
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