102è Année - Un siècle d’information - www.lematinhaiti.com - Dernière mise à jour : 21/05/2013 16:06:07   22 May 2013-08h15
Pour une éducation publique gratuite pour tous
À l’initiative de la Campagne latino-américaine pour le droit à l’éducation (Clade) et le Regroupement pour l’éducation pour toutes et pour tous (REPT), un séminaire international sur le droit à l’éducation publique gratuite s’est tenu du 22 au 24 mai, à l’Hôtel Le Plaza. Ce séminaire avait pour but de projeter, sur le plan régional et international, la situation d’Haïti en ce qui a trait à l’éducation pour tous.
Le Professeur Josué Mérilien
Un séminaire international sur l’éducation pour tous s’est tenu du 22 au 24 mai à l’hôtel Le Plaza sur le thème « L’éducation comme un droit pour tous : défis et perspectives ». Initié par la Campagne latino-américaine pour le droit à l’éducation (Clade) et le Regroupement pour l’éducation pour toutes et pour tous (REPT), ce séminaire entendait faire la lumière sur la situation d’Haïti en rapport avec sa lutte pour l’éducation publique gratuite pour tous.

« L’éducation publique gratuite comme droit fondamental pour tous est garantie depuis la Déclaration universelle des droits de l’homme et par d’autres conventions internationales », a rappelé Camilla Croso, coordonnatrice de la Clade. Selon elle, c’est à l’État qu’incombe le rôle de garantir cette éducation publique gratuite. Elle insiste néanmoins sur l’importance de la participation de la société civile aux débats sur le contenu de cette éducation ainsi que des lois y relatives.

La présidente de la Campagne mondiale pour l’éducation pour tous croit que l’école est un espace de promotion pour le droit et la dignité de la personne. Elle permet, explique-t-elle, d’aller vers la transformation et la justice sociales, en offrant la possibilité au citoyen d’approfondir ses droits et d’impulser la démocratie dans son pays.

Camilla Croso a insisté sur la nécessité et l’importance d’un cadre légal, institutionnel ainsi que des politiques publiques dans le cadre de la promotion de cette éducation pour tous qui, selon elle, ne se traduit pas par la subvention des écoles privées, mais se réalise dans le cadre d’écoles publiques.

Pour Josué Mérilien, responsable de suivi au sein du REPT, il faut veiller à ce que l’éducation publique gratuite ne reste pas au niveau de la propagande. Il faut, dit-il, réunir les conditions matérielles nécessaires. Il pose comme conditions sine qua non la création d’écoles publiques à travers tout le pays et la consécration de 30 % du budget national à l’éducation, dont 4 % à l’enseignement supérieur.

Il en a profité pour insister sur la lutte contre la corruption qui doit garantir une bonne gestion du Fonds national de l’éducation (FNE). De son côté, William Thélusmond, coordonnateur du REPT, a ajouté que le financement de l’éducation doit couvrir les frais scolaires et tout ce qui est nécessaire à l’apprentissage, y compris les soins de santé, l’uniforme, le transport et le matériel pour les enseignants.

Les professeurs, selon monsieur Mérilien, devraient recevoir un salaire mensuel de 50 000 gourdes au moins. Cette mesure, a-t-il assuré, servirait en même temps de motivation pour la profession enseignante. Il pense également que l’État doit mettre en place des centres publics de formation pour les enseignants à travers tout le pays, car l’École normale supérieure (ENS) ne peut assurer seule cette tâche.

Cette lutte pour une éducation publique gratuite de bonne qualité en Haïti est menée par un ensemble de partenaires nationaux et internationaux. Des professeurs d’universités haïtiens et des représentants des villes de provinces du pays ont participé au séminaire. Plusieurs personnalités, organisations et professeurs d’universités venant de Brésil, de l’Argentine, de Costa-Rica, de Colombie, d’Espagne, de France et de Palestine y ont également pris part.

Les initiateurs de ce séminaire se donnent la mission d’aider tous ceux qui se consacrent à la lutte pour l’éducation pour tous.
Aline Sainsoivil
sainsoivil_aline@yahoo.fr
Commentaires des lecteurs
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jojoline | 27/05/2012
Une tres belle initiative. Qu'elle se concretise pour permettre aux enfants d'Haiti d'etre instruits et d'ici 15 ans nous aurons atteint 15% a 20% de scolariser et d'ici 30 ans 50% a 60% seront vraiment scolarises. Nous devons y arriver. Faisons nous CONFIANCE et voyons les resultats dans quelques annees. JE VOUS SOUHAITE LA REUSSITE TOTALE ... BONNE CHANCE!!!
 
jojoline | 27/05/2012
Pour decentraliser Port-au-Prince, il serait recommande d'ouvrir des centres de formation pour les professeurs en province. J'aimerais savoir si nous ne pourrions pas avoir des dons ou subventions de ces pays qui se sont presentes a ce seminaire dans le but de construire des ecoles en province permettant ainsi la reforme educationnelle de nos jeunes dans leur patelin.
 
jojoline | 27/05/2012
Aussi, il est primordial que les enseignants soient dotes de leur carte de COMPETENCE emise par l'Education Nationale. Trop d'ecoles avec des professeurs qui ne sont pas a la hauteur de leur tache. C'est une forme de corruption que nous ne pouvons plus accepter dans l'education. Ou sont donc passees les ecoles publiques d'autrefois ou la formation etait "EXCELLENCE"?
 
 
 
 
 
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