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Rio+20, pour un monde plus écologique et plus social ? |
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C’est ce mercredi 20 juin que c’est ouvert le sommet de l’Organisation des Nations Unies sur le développement durable à Rio de Janeiro au Brésil. Mettre la planète sur un chemin plus écologique et social constitue le principal objectif de ce sommet. |
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A l’issue de cette conférence, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon a reconnu que le modèle économique actuel a vieilli et que le progrès social ne marche plus. « Rio+20 doit nous donner la chance unique de corriger les choses, de créer un nouveau modèle pour un nouveau chemin qui concilie les impératifs d'une croissance forte et du développement économique avec les dimensions sociales et environnementales d'une prospérité durable ». C’est du moins ce qu’a fait remarquer M. Ban Ki-Moon qui croit qu’il est maintenant temps d’agir pour que nos enfants et nos petits enfants n’aient pas à convoquer un Rio+40 ou un Rio+60".
C’est dans la même veine que la présidente du Brésil, Dilma Rousseff, qui reçoit la conférence, a invité ses homologues à "l'audace". « Nous sommes réunis à Rio de Janeiro pour avancer avec audace, pour montrer du courage, pour assumer nos responsabilités. Nous sommes ici parce que le monde réclame du changement", selon ce qu’elle a déclaré. Plus de 191 dirigeants du monde sont présents à Rio depuis le mercredi 20 juin. Ils doivent ratifier jusqu’au vendredi une déclaration adoptant le concept d'"économie verte", en vue de renforcer la gouvernance mondiale de l'environnement et de lancer le principe d'"objectifs du développement durable". Cela entre dans les Objectifs du Millénaire de l'ONU qui expirent en 2015.
D’autre part, près de 100.000 manifestants ont défilé dans les rues de Rio à l’ouverture du sommet. Ils ont réclamé la transformation de l'économie. 86 chefs d'Etat et de gouvernement ont pris rendez-vous pour trois jours à Rio au Brésil. Cependant on redoute l’absence de certains grands chefs d’Etat du monde tel Barack Obama.
Beaucoup d’inquiétudes pèsent en ce qui a trait aux résultats probants de ce sommet compte tenu de l’absence de grands chefs d’Etats du monde. C’est en ce sens que la présidente du Costa Rica, Laura Chinchilla, a critiqué à la tribune l'absence des dirigeants de l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Russie et autres. Elle a souhaité que la crise n'empêche pas de mettre fin à "un style suicidaire de progrès". Pour sa part, Brittany Triffold, une jeune étudiante néo-zélandaise de 17 ans, a interpellé avec vigueur les chefs d'Etat et de gouvernement du haut de la tribune en ces termes : « J'ai la rage au cœur, je suis en colère contre l'état du monde. Etes-vous ici pour vous sauver la face ou pour nous sauver, leur a-t-elle demandé.
Ce sommet a lieu 20 ans après celui de la Terre à Rio en 1972 et qui, pour la première fois, avait imposé l'environnement à l'agenda mondial. Rappelons que la lutte pour défendre l’environnement fait aussi des victimes. Plus de 711 militants, journalistes et membres de communautés écologistes ont fait les frais dans la lutte pour défendre le droit à la terre et la forêt en une décennie, dont 106 l’an dernier. C’est du moins ce que rapporte Global Witness, une Organisation non Gouvernementale de l’Environnement. Une économie verte pour un développement durable pourra-t-il changement le monde ? C’est en tout cas ce que souhaitent les participants de Rio+20.
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Jackson Joseph
jajph@yahoo.ca |
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